Revue de presse

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Juan Antonio Molina

« El dificil portento de la utopia », este titulo pudiera ser tambien traducido como « El dificil portento de la creacion ». Pero primero hay que entender que la « creacion » no es para Yoel Jimenez un acto mistico, sino un proceso historico. En el contexto de su obra, crear no significa inventar, sino producir. Yoel se interesa en defender la autonomia del objeto, enfatizando el valor de su factura y aquellas marcas que lo senalan como resultado de un proceso de produccion. En una vuelta a la defensa del llamado « Paradigma estetico », que consecuentemente revaloriza al artista como productor y a la obra como producto, tambien comercializable, no destinada a la disolucion sino mas bien a la sublimacion de sus valores en el acto del consumo. 

« Le difficile prodige de l’utopie », ce titre pourrait se traduire comme « le difficile prodige de la création ». Mais il faut d’abord comprendre que la création n’est pas pour Yoel Jimenez un acte mystique, mais plutôt un processus historique. Dans le contexte de son œuvre, créer ne signifie pas inventer, mais produire. Yoel s’attache à défendre l’autonomie de l’objet, en élevant la valeur de sa fabrication et de toutes les traces qui l’inscrivent comme le résultat d’un processus de production. Ceci dans un retour à ce que l’on appelle le « Paradigme esthétique », qui en en conséquence revalorise l’artiste comme producteur et l’oeuvre comme produit, également commercialisable, et non pas destinée à la dissolution mais à la sublimation de ses valeurs dans l’acte de consommation.

Juan Antonio Molina
sur le travail de Yoel au sujet de son exposition « El dificil portento de la utopia », exposition à la galerie La Tribu à Mexico en 1992